Assurer son activité, la raison tout simplement.

Assurer son activité, la raison tout simplement.Le formidable succès de l’auto-entrepreneur, l’engouement des jeunes – garçons ou filles, diplômés ou non – pour prendre en mains leur avenir en se lançant dans une activité indépendante, la mode de la TPE-PME et la situation encore difficile de l’accès à l’emploi ont permis de voir, malgré la crise, la multiplication d’une nouvelle génération de chefs d’entreprises. On peut s’en réjouir. Mais si créer ou reprendre une activité c’est bien et veiller à l’impliquer dans son territoire avec une dimension sociétale c’est encore mieux, on peut se demander, en lisant dans les journaux d’annonces légales la multiplication de certaines créations en bâtiment, spa et salons de massage, formes diverses de restauration rapide… si de tels projets sont réellement porteurs d’une expertise pour ne pas dire d’un savoir-faire. On ose le souhaiter.

La loi rend facile la création d’une entreprise et c’est un acquis important. Mais on ne s’improvise pas tous les jours – quels que soient les dons que l’on peut présenter en amateur et les succès obtenus entre amis le week-end – professionnel de la peinture, masseur qui soulage ou cuisinier inventif. Fort heureusement un certain nombre de professions sont réglementées dans l’intérêt des tiers qui peuvent être contractuellement des fournisseurs ou des clients, parfois aussi des victimes, et dans l’intérêt des chefs d’entreprises eux-mêmes afin de les protéger des conséquences de leurs propres actes professionnels, ceux de leurs salariés, sur eux-mêmes, leur entourage, leur patrimoine ou sur l’environnement.

C‘est pour ces raisons que l’assurance de l’activité trouve naturellement sa raison d’exister. Et l’assureur, au risque de passer pour un rabat joie, est toujours surpris quand il insiste pour la mettre en avant, de voir comme elle est sous-estimée par l’entrepreneur qui la considère comme un moyen d’augmenter la prime. Pourtant, il y va de la renommée et de la viabilité de l’entreprise.

Car parler de l’assurance de l’activité c’est sortir du rêve, passer de la lumière à l’ombre, c’est évoquer l’échec dans une société commerciale qui ne veut entendre parler que de gagnants.

Une notion technique, banalisée car passée dans le langage courant « la responsabilité civile » vient, comme un sésame grâce à l’assurance, apporter des promesses de solutions et ajouter un bémol à cette funeste partition. La responsabilité civile tout le monde connait ou presque. C’est simplement l’assurance qui permet à l’entreprise d’être garantie pour les dommages causés par l’entrepreneur lui-même ou son personnel, dans ses locaux ou chez les tiers. C’est aussi l’assurance qui va garantir les dégâts causés par l’usage du matériel professionnel ou par les objets fabriqués, vendus, donnés en réparation ou installés. C’est une assurance incontournable de l’activité.

Par exemple: Quand vous venez retirer un vêtement chez le teinturier et que ce n’est pas le vôtre que l’on vous remet ou qu’il a changé de couleur, c’est la responsabilité civile ! Quand vous revenez de chez le poissonnier ou de chez le traiteur et qu’après un bon dîner tous les convives sont hospitalisés, c’est la responsabilité civile ! Quand vous faites installer une nouvelle chaudière et qu’elle dégage à l’intérieur de la maison des gaz toxiques, c’est la responsabilité civile ! Et il ne s’agit pas, vous en conviendrez, de jeter nominativement l’anathème sur telle ou telle catégorie professionnelle et l’on pourrait évoquer les conséquences des actes des garagistes, des esthéticiennes, des chirurgiens, des informaticiens… La plupart du temps le travail est bien fait.

Le rôle de l’assurance de l’activité est de pallier les conséquences financières et civiles des événements perturbateurs qui peuvent grever la bonne marche de l’entreprise, le maintien de l’activité et son développement.

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