TPE/PME

Fiscalité : un impôt juste est un impôt que l’on peut payer

Ce sentiment d’injustice est d’ailleurs partagé aussi bien par les contribuables que par les patrons des petites et moyennes entreprises. En charge du financement des PME à la Confédération générale des petites et moyennes entreprises, Bernard Cohen Hadad, rappelle qu’«une PME de 1 à 250 salariés est imposée à 36,1 % là où un grand groupe ne paie que 20% d’impôts».

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L’offre de crédit est-elle restreinte pour les PME ? 

Pour les entreprises employant moins de dix salariés, les TPE, c’est la double peine: elles ne peuvent compter que sur le crédit bancaire et rament pour l’obtenir. « Ce sont les sans-grade, les laissés-pour-compte du crédit« , résume Bernard Cohen-Hadad, président de la commission financement des entreprises de la CGPME et du Think tank Etienne Marcel. Une réalité qui est sous-estimée par les statistiques : la Banque de France ne compte que les demandes de crédits supérieurs à 25 000 euros.

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Banquiers, aidez les PME à prendre des risques !

La demande de crédit par les PME reste relativement faible en raison des incertitudes économiques du moment. C’est une demi-bonne nouvelle car, en creux, cela signifie que ce n’est pas l’offre de crédit qui ferait défaut. Le verre est donc à moitié plein pour l’économie française et pour les PME qui ont actuellement des projets de croissance : le crédit peut les aider à grandir.

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Les PME grandissent aussi par le bas de bilan

Mais attention à ne pas trop vite prendre le banquier pour un capital-risqueur. Le rôle du banquier est certes d’apporter des crédits, mais son savoir faire – et on le comprend particulièrement depuis la crise de 2008 – est de maîtriser le risque. Plus exactement, sa culture du risque ne peut pas être identique à celle d’un « business angel ». « Les établissements financiers acceptent des crédits aux entreprises dans la mesure où ils ont « bunkerisé » leurs engagements », estime Bernard Cohen-Hadad…

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SEPA, les PME doivent passer à la vitesse supérieure

Dans cette courte vidéo la Fédération Bancaire Française (FBF), la CGPME et le MEDEF rappellent ensemble aux entreprises qu’il est urgent d’effectuer leur migration aux moyens de paiement SEPA. L’heure est à l’accélération car il reste moins de 90 jours avant la date limite et obligatoire fixée au 1er février 2014 par la réglementation européenne.

SEPA, éviter le cauchemar…

Ce grand chantier européen, baptisé Sepa pour Single Euro Payments Area, a été ouvert avec la création de la monnaie unique européenne. Il sera donc enfin sur les rails le 1er février 2014. Cette échéance marquera une rupture opérationnelle pour les entreprises. «L’adaptation à Sepa ne se fait pas tout seul, souligne Bernard Cohen-Hadad, président de la Commission financement de la CGPME. Les entreprises vont devoir intervenir dans leurs systèmes informatiques pour les adapter aux nouvelles normes de virement et prélèvement.» Les logiciels de gestion et les processus commerciaux devront aussi être, à la marge, modifiés.

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Europe des paiements : Les retardataires courent un grand risque

Pourquoi les entreprises, comme le montrent leurs dirigeants, semblent-elles se désintéresser d’un sujet pourtant capital ? « La conjoncture est peu porteuse et ne les a pas incitées à se saisir du sujet, elles ont du mal à se sentir concernées », explique Bernard Cohen-Hadad, responsable du financement à la CGPME. Par ailleurs, « la date du 1er février a été connue tardivement et la réforme a été vue comme étant essentiellement technique ». Du coup, la migration connaît du retard à l’allumage, même si la France se place légèrement au-dessus de la moyenne européenne. A fin septembre, en France, 53 % des virements sont passés en mode Sepa et à peine 2,9 % des prélèvements.

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SEPA, la pression se renforce sur les PME

A moins de trois mois de l’entrée en vigueur de Sepa, l’état des lieux « n’est pas très brillant « , soupire Bernard Cohen-Hadad, président de la commission financement de la CGPME. C’est un euphémisme : en France, à peine de plus de la moitié (53%) des virements sont actuellement aux normes Sepa, une proportion qui tombe à… 2,9% dans le cas des prélèvements.

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