Fort heureusement, il n’y a pas le feu !

Fort heureusement, il n’y a pas le feuReconnaissons-le, même si on aime l’Opéra, c’est toujours agréable d’entendre chanter Johnny Halliday – en voiture ou dans un magasin – qu’il va mettre le feu. C’est beaucoup moins détendant lorsque l’on est patron de PME de recevoir un appel téléphonique chez soi – alors que l’on termine de dîner en famille – qui vous enjoint de gagner, en urgence, sur le site de votre entreprise car elle est en train de prendre feu. Dans ces moments on ne réfléchit pas trop, on fonce. Et c’est ensuite, que l’on va compter le temps pour redémarrer une activité et qu’il va falloir gérer le sinistre, avec les assureurs, dans la durée. L’incendie, c’est le terme générique qui dans les contrats d’assurance évoque une combustion avec une flamme qui se développe en dehors de son foyer naturel pour se propager sur les biens assurés et toucher éventuellement des biens voisins.

L’incendie est une garantie essentielle des contrats. Il fait même souvent partie d’un bloc de garanties appelé « incendie et événements annexes » ou « incendie et événements assimilés » et qui intègre les dommages causés par les fumées accidentelles, les moyens de secours ou de sauvetages pris par toute personne pour arrêter l’incendie. Mais l’incendie c’est d’abord le feu et quand il s’agit du feu, la constatation est relativement simple. Même visuellement. Les dommages matériels aux bâtiments, aux marchandises, aux biens meubles, les embellissements sont garantis à concurrence du montant mentionnés par le contrat. Reconnaissons ici la qualité, l’efficacité de nos services de secours qui permettent souvent de limiter les conséquences du feu. Ce n’est pas toujours le cas chez certains de nos voisins, même en Europe, où quand une usine, un entrepôt, un magasin prend feu, le feu termine son œuvre avant l’arrivée des secours. La prime incendie est alors calculée en conséquence même si elle est mutualisée.
Dans ce bloc, les fumées ne doivent pas être négligées. Elles peuvent, par exemple provenir de l’incendie ou de la propagation d’un incendie voisin. En fonction de la nature des matières en combustion les dégâts seront plus ou moins importants. Les fumées accidentelles peuvent être toxiques et avoir de lourdes conséquences respiratoires. Quant à leur action sur les biens matériels, on pense immédiatement aux peintures ou aux vêtements neufs d’un show-room voisin d’une boutique ou d’un appartement qui a pris feu et dont les fumées ont souillé les aménagements, les mannequins en vitrine et le stock. On pense aussi aux archives papiers, aux meubles décollés, aux effets personnels inutilisables. Il faudra plusieurs jours pour nettoyer, désoxyder une pièce souillée par des fumées. Les contrats standards couvrent ces risques.

Enfin, d’autres événements dans ce groupe sont garantis tels que les explosions, la chute directe de la foudre, le choc d’un véhicule terrestre et la chute d’appareils de navigation aérienne. Vous avez bien lu et j’ai bien toute ma raison. Les dispositions générales des contrats prévoient même la chute d’engins spatiaux ou d’objets tombant de ceux-ci. C’est sans doute ravageur dans les films d’action mais reconnaissons-le cela n’arrive pas souvent dans la vie quotidienne et dans les territoires. En revanche, il est plus commun de déplorer des dommages matériels provoqués par l’action de l’électricité ou de la foudre, moins dans les grandes villes que dans les campagnes.

Et l’action de la foudre, pour être prise en compte par les assureurs, doit être directe. Ce qui signifie que si la foudre tombe sur un bâtiment et qu’il prend feu, la garantie incendie sera appliquée. En revanche si la foudre tombe sur un poteau électrique, ou sur un arbre, et que ces éléments tombent sur la toiture d’un magasin et l’endommagent. La réparation de la toiture ne sera pas prises en compte au titre de la foudre car le dommage est indirecte.

La garantie incendie des « contrats d’assurance pro » est souvent bien couverte par les contrats classiques. Avant d’être confronter à un incendie mieux vaut prévoir ses conséquences sur le maintien de votre activité et sur le travail de votre personnel. Faites le point une fois par an, au moment de l’appel de prime, avec votre assureur et ne me dites pas qu’il n’y a pas le feu !

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