Pourquoi autant de cessation d’entreprises ?
En effet, différents indices économiques du deuxième trimestre, dont celui d’indicateurs de croissance publié par l’INSEE fin août, sont meilleurs que ceux qui étaient attendus. « Meilleurs », cela ne veut pas dire qu’ils sont excellents, cela ne veut pas dire non plus que nous sommes sortis de la crise, cela ne veut pas dire non plus que l’économie mondiale va être notre locomotive définitivement, sans à-coups, et qu’enfin nous « apercevons le bout du tunnel ». On aimerait le croire et le vivre dans le monde de l’entreprise. Les politiques aussi. C’est le rôle de la communication institutionnelle de tirer des leçons positives et de les projeter quand les chiffres sont bons. Tous les gouvernants le font. Mais d’un autre côté, je vous rappelle les déclarations récentes du ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, sur nos perspectives de croissance à fin 2013 et notamment celles sur notre entrée, sans y entrer, en récession. Mais ne boudons pas notre satisfaction d’avoir enfin de bons chiffres « conjoncturels ». Cela indique surtout que nos TPE et PME ont fait des efforts. Et que dans la crise, elles continuent de jouer le rôle de moteur de l’économie. Malgré les difficultés qu’elles rencontrent et malgré les tensions juridiques, sociales et fiscales qu’elles supportent au quotidien.
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La Banque de France a revu à la hausse sa prévision de croissance pour le troisième trimestre de l’année. Celle-ci augmente de 0,2 point après une prévision de 0,5% de croissance pour le second trimestre. Des chiffres que semblent confirmer les dernières publications de l’OCDE qui note une « tendance positive » en ce qui concerne l’hexagone. Mais outre les projections économiques, les acteurs de terrain ressentent-ils la reprise économique ?
Crédit aux entreprises: les banques font-elles leur job ? Le volume de crédits bancaires accordé aux PME a reculé en juin 2013 par rapport à l’an dernier. Selon les banques, les entreprises ne demandent pas assez de financements… Pour les entrepreneurs, les banquiers rechignent à prêter. A qui la faute?
Pourquoi vouloir financer les entreprises par des PEA n’a jamais été suffisant. Pierre Moscovici vient d’annoncer que la réforme du PEA (plan d’épargne en actions) sera intégrée dans la loi de finances et qu’un PEA PME verra le jour, en 2014
Vous avez un peu d’argent dans le côté ? Plutôt que de le laisser dormir, investissez-le dans une PME ! Le gouvernement veut orienter l’épargne des français vers les Petites et moyennes entreprises à l’aide d’un nouveau Plan d’épargne en actions (PEA) dédié aux petites sociétés et aux entreprises de taille intermédiaire (ETI), a annoncé le ministre de l’Economie Pierre Moscovici.
Face à l’ampleur des besoins, les professionnels préconisent une mobilisation de l’épargne et une attention envers tous les profils d’entreprises. La nécessité d’aider les petites entreprises françaises à renforcer leurs fonds propres a été très souvent évoquée – en vain – depuis quelques années, et encore plus depuis le déclenchement de la crise financière. Au point de devenir une urgence aujourd’hui.
Malgré les efforts de communication et quelques réelles embellies sectorielles, la contre-performance du commerce extérieur français est récurrente. En 2012, le déficit commercial a atteint le niveau 67,4 milliards d’euros. Nous sommes proches du record. Un record dont personne ne doit se réjouir. La vie des entreprises, le maintien des emplois, la diffusion de nos savoirs faire et la notoriété du made in France sont en jeu….
Alors que le rapport Queyranne suggère de couper 3 milliards d’euros d’aides aux entreprises, Arnaud Montebourg a présenté vendredi un « logiciel » permettant d’estimer pour une entreprise les bénéfices qu’elle tirerait à relocaliser ses activités en France. Outre ces mesures relatives aux coûts, ces politiques – même si elles partent d’une bonne intention – révèlent-elles une incompréhension à l’égard du monde de l’entreprise ?
Q : banques-sepa.fr : Que signifie SEPA aujourd’hui pour les TPE/PME ? Où en sont-elles du passage aux nouveaux moyens de paiement européens ?
Autrement dit ; faut-il gémir ou espérer ? Cinq ans après le début de la crise économique et financière, les relations entre banques et entreprises ont beaucoup évolué, passant d’une phase de déni, où les difficultés des entreprises étaient regardées comme les conséquences d’une mauvaise gestion, à une phase de dialogue, favorisé par la création – que nous réclamions – des médiations du crédit, de la sous-traitance et, tout récemment, des marchés publics. Ainsi, depuis deux ans, la CGPME entretient avec les banques des relations nettement plus constructives que par le passé. Tout récemment, une grande banque nationale, et internationale, nous a par exemple demandé de participer à un groupe de travail constitué en vue d’améliorer la connaissance qu’ont les banquiers des PME et des TPE, ce qui illustre ce nouveau climat de confiance.
Après sa modification par les parlementaires, l’Accord National Interprofessionnel (ANI) signé par les partenaires sociaux le 11 janvier 2013 présente le double visage de Janus. D’un côté une véritable avancée sociale que personne ne conteste et qui vise à mettre plus d’humanité dans notre société désocialisée qui n’arrive pas à sortir de la crise financière et ne sais toujours pas retrouver la confiance. Et de l’autre, une grande crainte, celles des professionnels de terrain, et pas seulement du monde de l’assurance, de voir apparaître demain des « sous-produits » d’assurance santé du fait de l’absence de liberté dans la désignation d’un interlocuteur choisi par les acteurs de première ligne, les entreprises petites et moyennes. Alors que ces entreprises sont de tous temps, attachées à leur liberté de choix et à la qualité des relations avec leurs salariés.
En 2012, selon les chiffres de l’AFIC, les investisseurs en capital ont investi 6072 millions d’euros au capital de 1548 entreprises soit un ticket moyen de 3,9 millions d’euros par entreprise (5,7 en 2011). Le capital investissement connait une crise de financement et les tickets d’investissements s’adressent prioritairement aux entreprises d’une certaine dimension. C’est dommage car le capital investissement en amorçage, en développement et en reprise d’entreprise doit devenir durablement une source complémentaire du financement bancaire pour toutes les entreprises. Il doit aider toutes les PME à se développer. Encore faut-il changer de braquet.
La crise fragilise la trésorerie des entreprises qui se trouvent parfois confrontées à un risque de cessation de paiement. Mode d’emploi pour éviter au patron de PME concerné de paniquer.
La priorité PME avait été annoncée par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault dès sa constitution. Depuis on a surtout multiplié les rapports économiques. Le Président de la République vient d’annoncer des mesures en faveur des entreprises. Est-ce suffisant ? Il y a d’un côté le travail des experts, de l’autre un discours politique en direction des PME brouillé par les idéologies. Et l’on se demande où sont les vrais objectifs ? Il y a aussi ce sentiment que les entrepreneurs sont la cible, les « riches ». La France peut-elle, plus longtemps, se passer d’une nouvelle politique entrepreneuriale en faveur des entreprises moyennes ?