Politique

Le choc de simplification administrative, un vieux serpent de mer ?

Le choc de simplification administrative, un vieux serpent de mer (2)Alléger les procédures administratives qui pèsent sur l’activité en France : un serpent de mer qui revient régulièrement. Plusieurs gouvernements s’y sont essayés depuis plusieurs années. Pour François Hollande, il s’agit de lever les obstacles administratifs qui brident l’activité économique en France. Et pour aller vite, le gouvernement compte passer par la voie des ordonnances qui allège ces procédures…

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PME, le droit à une nouvelle chance !

PME, le droit à une nouvelle chance !Les sénateurs communistes viennent de présenter une proposition de loi visant à amnistier les faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales ou revendicatives. Ils demandent pour les salariés l’amnistie des «sanctions disciplinaires injustes» infligées et qui visent à «éteindre toute velléité de contestation». Voir l’entreprise comme une prison ou une zone de conflits permanents et le dirigeant comme «un tsar» est une vision totalement décalée de la réalité du monde économique d’aujourd’hui.

Droit au rebond pour le créateur d’entreprise

Droit au rebond pour le créateur d’entrepriseBercy va modifier le « fichage » bancaire des dirigeants qui font faillite.

Le Medef applaudit « une formidable nouvelle ». Demande récurrente des organisations patronales, le « fichage » des chefs d’entreprise à la Banque de France, en cas de défaillance de leur société, va être modifié. Fleur Pellerin, ministre déléguée aux Petites et Moyennes Entreprises, à l’Innovation et à l’Economie numérique, l’a annoncé lors du Salon des entrepreneurs, mercredi soir. « Il y a un vrai problème pour les chefs d’entreprise qui ont déposé le bilan et qui veulent redémarrer une activité. La France se classe dans les pays où on met le plus de temps à se remettre d’un échec », a-t-elle déploré…

Une deuxième chance offerte aux entrepreneurs

Une deuxième chance offerte aux entrepreneursINFOGRAPHIE – Fleur Pellerin, ministre chargée des PME, souhaite que la notation de la Banque de France qui pénalise les chefs d’entreprise ayant connu des difficultés soit modifiée cette année. De quoi leur permettre de rebondir.

Les entrepreneurs qui ont échoué pourront rebondir plus facilement. Fleur Pellerin, ministre chargée des PME, souhaite modifier d’ici à la fin de l’année le système de notation de la Banque de France qui pénalise les chefs d’entreprise ayant déposé le bilan de leur société. «Il ne faut pas stigmatiser les entrepreneurs qui ont connu des incidents de parcours. L’expérience montre qu’une entreprise est plus viable quand son dirigeant a connu un premier échec», explique Fleur Pellerin…

Les TPE sont les nouveaux pauvres

Les TPE sont les nouveaux pauvresL’année 2012 n’aura pas dopé le moral des patrons de très petites entreprises (TPE). Et tout laisse à penser qu’il restera tristement bas tout au long de l’année à venir. Comment l’expliquer ? Sinistrose, perte de repères, manque de confiance en notre économie, décalage avec les élites, craintes de l’avenir ? Il y a de tout cela à la fois. Les TPE ont l’impression de ne pas trouver place dans la société d’aujourd’hui. Et ne se reconnaissent pas dans l’image étriquée qu’on leur colle. Elles sont aussi dans l’attente de financements de court terme pour fonctionner. Les TPE ont enfin besoin de plus de flexibilité dans le travail pour répondre à une demande en « start and stop ».

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Simplifications administratives pour les entreprises : Matignon promet d’accélérer les chantiers déjà lancés

Simplifications administratives pour les entreprises  Matignon promet d’accélérer les chantiers déjà lancésPour simplifier les démarches administratives des entreprises, le gouvernement a repris une partie des mesures déjà annoncées en 2011 mais qui tardent à se concrétiser.

Cela ne fait pas partie des mesures les plus spectaculaires annoncées mardi dernier par le gouvernement. Elles n’en sont pas moins très attendues par les entreprises, notamment les PME. La simplification des démarches administratives fait bien partie des enjeux de compétitivité, même si son impact macroéconomique est difficile à évaluer.

La gauche de gouvernement et les entreprises

La gauche de gouvernement et les entreprises (2)La gauche est désormais à la tête de tous les leviers institutionnels, présidence de la république, parlement et régions. Dans la campagne, François Hollande s’est efforcé de ne pas opposer les Français, petits patrons et salariés, qui vivent des moments difficiles. Aujourd’hui, il faut gérer la crise qui dure, amorcer la relance, et l’on se demande, au-delà des discours d’intentions, si la gauche saura s’appuyer sur le monde de l’entreprise et gagner sa confiance.

En effet la gauche radicale connait mal le monde de l’entreprise. Elle l’approche surtout dans les luttes, dans les usines, et à tendance à le diaboliser mêlant les 100 familles, le mur d’argent, les grandes entreprises,les petites et les moyennes. Ce n’est tout simplement pas son univers. Un patron, c’est un patron et ça le reste. Et les patrons ne sont pas des compagnons de route ni de défilés. Pour la gauche lyrique, il n’en va pas toujours ainsi même si la composition du parlement et du gouvernement montrent ce décalage (combien de dirigeants, combien d’entrepreneurs ?). Certains de nos édiles, ceux-qui ont déjà une expérience du terrain – dès leur prise de fonction et en bon politiques – ont fait passer le message: ils sont à l’écoute des PME. Cette partie fréquentable de l’entrepreneuriat. Et pourtant, si l’on fait un peu d’histoire chacun conviendra que les relations entre la gauche et les entreprises ne sont pas simples. Elles ne peuvent, en aucun cas, se limiter aux symboles des 35 heures, à l’augmentation du SMIC ni au slogan « il faut faire payer les riches ».

En effet toute la gauche n’a pas la même sensibilité vis-à-vis du monde de l’entreprise. Cela va du rouge au vert ! Et de tous temps une partie de la gauche « réaliste », la gauche « responsable » s’intéresse à l’entreprise. On l’observe déjà et depuis des années dans le cadre de la gestion municipale et régionale où les exécutifs locaux sont engagés pour améliorer le financement en faveur des entreprises. En matière gouvernementale, il suffit se replonger dans les programmes et l’action de Pierre Mendès France, Laurent Fabius ou Michel Rocard pour s’appuyer sur une forte pensée économique et un vrai corpus entrepreneurial. Car en matière d’économie et de gouvernement il n’y a pas d’autres solutions que de choisir de parler vrai et de s’appuyer sur les acteurs économiques responsables pour créer durablement de la richesse et de l’emploi. Ne doit-on pas à des gouvernements de gauche le crédit impôt recherche, les FCPI ou le prêt à la création d’entreprises ?

Entrepreneurs, la rigueur c’est maintenant ?

Entrepreneurs, la rigueur c’est maintenantLe Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault prononçait aujourd’hui son discours de politique générale. Il a été beaucoup question d’économie, de fiscalité et d’équilibre budgétaire. En effet, le gouvernement doit trouver 6 à 10 milliards d’euros pour financer le budget 2012, selon l’audit de la cour des comptes publié hier. D’après les experts, deux tiers des hausses d’impôts devraient être supportées par les entreprises. Alors, pour les entrepreneurs, la rigueur c’est maintenant ?

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L’Euro vaut bien une baisse !

L’Euro vaut bien une baisse !La campagne présidentielle a été jalonnée d’une querelle monétaire simpliste et passionnelle pour ou contre l’Euro. D’un côté faire accroire que tous nos maux viennent de l’Europe et désigner un bouc émissaire au-delà de nos frontières: une monnaie commune. C’est une antienne toujours facile. De l’autre, mettre en avant qu’un renoncement à l’Euro affaiblirait définitivement notre pays, augmenterait nos dettes, plomberait nos finances, mettrait nos banques en péril, nos entreprises, nos emplois et ferait vivre à chacun d’entre nous… l’apocalypse. C’est proche de la réalité et moins facile. Nous vivons tous déjà, chefs d’entreprises ou salariés, des moments difficiles. Alors les propositions fantaisistes de sortie de l’euro vont accompagner notre vie politique et économique tout au long de cette crise qui est loin d’être terminée. Et il va falloir s’y faire.

Mais en grâce, ne mélangeons pas les genres. La France est l’un des piliers de la zone euro. Et nos TPE-PME patrimoniales le savent bien puisqu’elles essaient de renforcer leurs échanges prioritairement dans l’espace communautaire. C’est moins loin, plus confortable et beaucoup moins risqué. Nos banques le savent aussi. Et quoi que l’on dise la distribution du crédit bancaire en France a été l’une des meilleurs de la zone Euro. Même s’il reste encore quelques difficultés de financement surtout pour les TPE. Une des réussites aussi du système européen a été de voir les banques centrales travailler ensemble pour protéger l’Euro et limiter les perturbations irraisonnées pour la plupart des acteurs économiques. Et la priorité pour nos entreprises est de travailler dans la durée, d’avoir confiance, d’accéder au crédit et de compter sur de la stabilité des partenariats. Nous sommes actuellement soucieux des contraintes prudentielles de Bâle III et de Solvency II et nous avons besoin de penser un espace économique européen organisé et serein. Il faut donc éviter de jouer au yoyo ! Qui a vraiment oublié les difficultés que nous rencontrions dans notre gestion avec les différentes monnaies et la très forte volatilité des nombreux taux de change ?

Article publié sur La Tribune le 6 juin 2012 – Lire la suite

Quel avenir pour la législation des PME après l’élection présidentielle ?

Quel avenir pour la législation des PME après l’élection présidentielle (2)Pour Bernard Cohen-Haddad, président du think tank Etienne Marcel et président de la commission financement de la CGPME, le résultat de l’élection présidentielle aura une grande influence sur les patrons de PME.

En effet, le nouveau président ne pourra mettre en œuvre les promesses faites aux entreprises moyennes durant la campagne que si elles sont soutenues par une majorité parlementaire consciente de l’enjeu PME. Egalement, ces promesses ne doivent pas avoir pour effet d’augmenter les déficits mais doivent améliorer les dispositifs existants et répondre à un sentiment de justice.

Article publié sur Juritravail le 18 mai 2012 – Lire la suite

Un grand ministère pour encourager les entreprises à travailler ensemble

Un grand ministère pour encourager les entreprises à travailler ensembleDepuis des années les entreprises, sous la tutelle du Ministère de l’Economie et des Finances, sont partagées entre un Ministère de l’Industrie, un Secrétariat d’Etat aux PME, un Secrétariat d’Etat au Commerce Extérieur. Face à la mondialisation la crise a montré que, sur un certain nombre de sujets, les grandes entreprises, les PMI, les TPE-PME sont complémentaires. C’est pourquoi, dans un environnement économique difficile, les entreprises doivent bénéficier, au niveau de l’Etat, de synergies politiques, administratives et budgétaires, pour pouvoir travailler ensemble, dans le respect de leurs particularités, afin de créer de la richesse et de l’emploi.

Pour renforcer l’action des dispositifs qui ne manqueront pas d’être mis en place rassemblons les problématiques et donnons aux entreprises de toutes tailles le grand Ministère des Entreprises qu’elles attendent. Et dotons-le de moyens budgétaires forts et autonomes pour mener, face à la mondialisation, une politique industrielle et de soutien aux entreprises de toutes tailles ambitieuse.

Puisque la gauche est attachée aux symboles qu’elle crée les conditions du changement et donne aux entreprises les moyens de réussir ensemble.

« C’est sur la fiscalité que les PME attendent la gauche »

C’est sur la fiscalité que les PME attendent la gaucheBernard Cohen-Hadad, président de la commission Financement des entreprises à la CGPME et du think tank Etienne Marcel, réagit à l’élection de François Hollande. Il forme le vœu que la fiscalité ne soit pas alourdie pour les PME et que l’accès au crédit leur soit facilité.

Quelle est votre première réaction après l’élection de François Hollande ?
Ce qui nous intéresse maintenant, c’est de voir quelles seront les propositions que François Hollande a formulées devant la CGPME, qui pourront être mises en œuvre. Quelle majorité il obtiendra pour quelle politique… Mais globalement, j’ai confiance dans la démocratie.

Quel est le premier message de la CGPME au président élu ?
La campagne a mis en suspens un certain nombre de dispositions, notamment en ce qui concerne l’accès au crédit, alors que 30% des PME se voient refuser un crédit aujourd’hui. Il est important que nous revenions à une stabilité des normes, à une confiance dans l’économie, à un accès au crédit plus large, et que nous n’ayons pas une politique qui prenne le contre-pied de toutes les mesures construites avec René Ricol [commissaire général à l’investissement, Ndlr].
Il va falloir veiller à la stabilité administrative, à ne pas alourdir les charges qui pèsent déjà sur les petites entreprises, à maintenir et encourager les aides à l’export, et à ne pas durcir les règles du dialogue social. François Hollande s’est engagé à réduire les charges des PME, c’est très positif. Il faut maintenant espérer que la crise n’entraîne pas des mesures de durcissement supplémentaires comme un alourdissement de la fiscalité des entreprises. C’est d’ailleurs sans doute sur ce sujet que la gauche sera attendue par les PME.
La question qui se posera est : comment penser la croissance dans une crise qui dure ?

François Hollande doit garantir les dispositifs PME ! – Publié sur Atlantico le 7 mai 2012

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François Hollande vient d’être élu Président de la République. Il n’appartient pas aux entreprises moyennes de se réjouir ou de se plaindre de cette situation. Laissons donc aux militants ou aux adhérents des partis politiques le temps de soigner leurs blessures ou d’exprimer leur satisfaction.

Un nouveau Président va diriger notre pays et nous attendons, pour le moment, de connaître avec quelle majorité parlementaire il devra travailler ou composer pour appliquer son programme à destination des entreprises. C’est le jeu du suffrage universel, de la démocratie et de l’alternance. Les PME en tant qu’acteurs économiques sont attachées à ces valeurs comme à celle de la liberté de créer et d’entreprendre. Mais changer de Président de la République, ce n’est pas gommer la crise, ce n’est pas non plus oublier la rigueur budgétaire qui doit accompagner la gestion de l’Etat, ce n’est pas rayer d’un trait les dispositifs d’aides aux PME mis en place depuis septembre 2008 et sur lesquels reposent leur développement.

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