Un grand ministère pour encourager les entreprises à travailler ensemble
Depuis des années les entreprises, sous la tutelle du Ministère de l’Economie et des Finances, sont partagées entre un Ministère de l’Industrie, un Secrétariat d’Etat aux PME, un Secrétariat d’Etat au Commerce Extérieur. Face à la mondialisation la crise a montré que, sur un certain nombre de sujets, les grandes entreprises, les PMI, les TPE-PME sont complémentaires. C’est pourquoi, dans un environnement économique difficile, les entreprises doivent bénéficier, au niveau de l’Etat, de synergies politiques, administratives et budgétaires, pour pouvoir travailler ensemble, dans le respect de leurs particularités, afin de créer de la richesse et de l’emploi.
Pour renforcer l’action des dispositifs qui ne manqueront pas d’être mis en place rassemblons les problématiques et donnons aux entreprises de toutes tailles le grand Ministère des Entreprises qu’elles attendent. Et dotons-le de moyens budgétaires forts et autonomes pour mener, face à la mondialisation, une politique industrielle et de soutien aux entreprises de toutes tailles ambitieuse.
Puisque la gauche est attachée aux symboles qu’elle crée les conditions du changement et donne aux entreprises les moyens de réussir ensemble.
Bernard Cohen-Hadad, président de la commission Financement des entreprises à la CGPME et du think tank Etienne Marcel, réagit à l’élection de François Hollande. Il forme le vœu que la fiscalité ne soit pas alourdie pour les PME et que l’accès au crédit leur soit facilité.
Le soleil se lèvera-t-il, pour les patrons de PME, au matin du 7 mai ? Il est à parier que oui comme pour tous les français, les européens et le reste du monde, mais sans doute pas au même moment. Dans une économie mondialisée le résultat de l’élection présidentielle peut contribuer à infléchir le cours des choses mais il ne l’inversera pas. On peut s’en émouvoir et le regretter. C’est pourtant une réalité. Comme les promesses faites aux entreprises moyennes par l’un ou l’autre candidat. Le président élu ne pourra les mettre en œuvre que si elles sont soutenues par sa majorité parlementaire, rencontrent l’adhésion de la communauté nationale et répondent à un sentiment de justice sociale, économique ou financière. Dans cet esprit, notre pays peut-il continuer d’accepter l’instabilité juridique permanente que constituent pour les entreprises l’inflation législative et réglementaire, la multiplication des interlocuteurs et dispositifs publics et la rétroactivité de toutes sortes de normes y compris des lois, des règlements et des arrêtés ?
Déjeuner au Sénat organisé par Bernard Cohen-Hadad, qui dirige le club Etienne Marcel, un think tank proche de Jean-François Roubaud, le patron de la CGPME. La perspective de l’arrivée de la gauche au pouvoir n’effraie guère ce dernier, pour qui « c’est loin d’être la panique », Roubaud, qui entretient de bonnes relations avec l’entourage de François Hollande, notanunent Alain Rousset et Jérôme Cahuzac, raille au passage la conversion tardive de Laurence Parisot, son ennemie intime du Medef, aux vertus du programme socialiste.
Bernard Cohen-Hadad – Vous avez parlé à plusieurs reprises l’épargne réglementée, et surtout le doublement du plafond du livret A. Et tout à l’heure, à la tribune, vous avez aussi évoqué la traçabilité. Aujourd’hui, et Thierry Repentin avec lequel je siège a dû vous en faire la relation, le problème n’est pas uniquement celui des fonds qui sont collectés par les banques. C’est celui de la traçabilité, de la lisibilité, de la possibilité pour les PME de savoir où sont distribués ces fonds et comment. Est-ce que vous envisagez, demain, d’améliorer cette transparence ? Envisagez-vous également d’assurer la présence des représentants des PME dans un certain nombre d’organisations de contrôle ou d’observatoires, comme l’Observatoire des PME ? Envisagez-vous cette présence des PME, car n’oublions pas que les PME sont des petites équipes et que les chiffres, elles vont les chercher ailleurs ? Je vous remercie.




Au 1er janvier 2010, le smic passe à 1 374.77 euros brut par mois soit une hausse de 0,5 %. Son taux horaire est désormais de 8.86 euros l’heure.