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Une vraie banque publique des entreprises

Une vraie banque publique des entreprises, article écrit par Bernard Cohen-Hadad, président du think-tank Etienne Marcel, publié dans le Figaro du 25 juin 2012Bernard Cohen-Hadad, président du think-tank Étienne Marcel souhaite que les entreprises soient associées à toutes les étapes de la création de la nouvelle banque.

Le président de la République, François Hollande, a pris l’engagement de la création d’une banque publique d’investissement pour les entreprises. Début juin, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, déclarait «le système bancaire actuel est défaillant… toutes les enquêtes montrent que…

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L’Euro vaut bien une baisse !

L’Euro vaut bien une baisse !La campagne présidentielle a été jalonnée d’une querelle monétaire simpliste et passionnelle pour ou contre l’Euro. D’un côté faire accroire que tous nos maux viennent de l’Europe et désigner un bouc émissaire au-delà de nos frontières: une monnaie commune. C’est une antienne toujours facile. De l’autre, mettre en avant qu’un renoncement à l’Euro affaiblirait définitivement notre pays, augmenterait nos dettes, plomberait nos finances, mettrait nos banques en péril, nos entreprises, nos emplois et ferait vivre à chacun d’entre nous… l’apocalypse. C’est proche de la réalité et moins facile. Nous vivons tous déjà, chefs d’entreprises ou salariés, des moments difficiles. Alors les propositions fantaisistes de sortie de l’euro vont accompagner notre vie politique et économique tout au long de cette crise qui est loin d’être terminée. Et il va falloir s’y faire.

Mais en grâce, ne mélangeons pas les genres. La France est l’un des piliers de la zone euro. Et nos TPE-PME patrimoniales le savent bien puisqu’elles essaient de renforcer leurs échanges prioritairement dans l’espace communautaire. C’est moins loin, plus confortable et beaucoup moins risqué. Nos banques le savent aussi. Et quoi que l’on dise la distribution du crédit bancaire en France a été l’une des meilleurs de la zone Euro. Même s’il reste encore quelques difficultés de financement surtout pour les TPE. Une des réussites aussi du système européen a été de voir les banques centrales travailler ensemble pour protéger l’Euro et limiter les perturbations irraisonnées pour la plupart des acteurs économiques. Et la priorité pour nos entreprises est de travailler dans la durée, d’avoir confiance, d’accéder au crédit et de compter sur de la stabilité des partenariats. Nous sommes actuellement soucieux des contraintes prudentielles de Bâle III et de Solvency II et nous avons besoin de penser un espace économique européen organisé et serein. Il faut donc éviter de jouer au yoyo ! Qui a vraiment oublié les difficultés que nous rencontrions dans notre gestion avec les différentes monnaies et la très forte volatilité des nombreux taux de change ?

Article publié sur La Tribune le 6 juin 2012 – Lire la suite

Quel avenir pour la législation des PME après l’élection présidentielle ?

Quel avenir pour la législation des PME après l’élection présidentielle (2)Pour Bernard Cohen-Haddad, président du think tank Etienne Marcel et président de la commission financement de la CGPME, le résultat de l’élection présidentielle aura une grande influence sur les patrons de PME.

En effet, le nouveau président ne pourra mettre en œuvre les promesses faites aux entreprises moyennes durant la campagne que si elles sont soutenues par une majorité parlementaire consciente de l’enjeu PME. Egalement, ces promesses ne doivent pas avoir pour effet d’augmenter les déficits mais doivent améliorer les dispositifs existants et répondre à un sentiment de justice.

Article publié sur Juritravail le 18 mai 2012 – Lire la suite

Un grand ministère pour encourager les entreprises à travailler ensemble

Un grand ministère pour encourager les entreprises à travailler ensembleDepuis des années les entreprises, sous la tutelle du Ministère de l’Economie et des Finances, sont partagées entre un Ministère de l’Industrie, un Secrétariat d’Etat aux PME, un Secrétariat d’Etat au Commerce Extérieur. Face à la mondialisation la crise a montré que, sur un certain nombre de sujets, les grandes entreprises, les PMI, les TPE-PME sont complémentaires. C’est pourquoi, dans un environnement économique difficile, les entreprises doivent bénéficier, au niveau de l’Etat, de synergies politiques, administratives et budgétaires, pour pouvoir travailler ensemble, dans le respect de leurs particularités, afin de créer de la richesse et de l’emploi.

Pour renforcer l’action des dispositifs qui ne manqueront pas d’être mis en place rassemblons les problématiques et donnons aux entreprises de toutes tailles le grand Ministère des Entreprises qu’elles attendent. Et dotons-le de moyens budgétaires forts et autonomes pour mener, face à la mondialisation, une politique industrielle et de soutien aux entreprises de toutes tailles ambitieuse.

Puisque la gauche est attachée aux symboles qu’elle crée les conditions du changement et donne aux entreprises les moyens de réussir ensemble.

« C’est sur la fiscalité que les PME attendent la gauche »

C’est sur la fiscalité que les PME attendent la gaucheBernard Cohen-Hadad, président de la commission Financement des entreprises à la CGPME et du think tank Etienne Marcel, réagit à l’élection de François Hollande. Il forme le vœu que la fiscalité ne soit pas alourdie pour les PME et que l’accès au crédit leur soit facilité.

Quelle est votre première réaction après l’élection de François Hollande ?
Ce qui nous intéresse maintenant, c’est de voir quelles seront les propositions que François Hollande a formulées devant la CGPME, qui pourront être mises en œuvre. Quelle majorité il obtiendra pour quelle politique… Mais globalement, j’ai confiance dans la démocratie.

Quel est le premier message de la CGPME au président élu ?
La campagne a mis en suspens un certain nombre de dispositions, notamment en ce qui concerne l’accès au crédit, alors que 30% des PME se voient refuser un crédit aujourd’hui. Il est important que nous revenions à une stabilité des normes, à une confiance dans l’économie, à un accès au crédit plus large, et que nous n’ayons pas une politique qui prenne le contre-pied de toutes les mesures construites avec René Ricol [commissaire général à l’investissement, Ndlr].
Il va falloir veiller à la stabilité administrative, à ne pas alourdir les charges qui pèsent déjà sur les petites entreprises, à maintenir et encourager les aides à l’export, et à ne pas durcir les règles du dialogue social. François Hollande s’est engagé à réduire les charges des PME, c’est très positif. Il faut maintenant espérer que la crise n’entraîne pas des mesures de durcissement supplémentaires comme un alourdissement de la fiscalité des entreprises. C’est d’ailleurs sans doute sur ce sujet que la gauche sera attendue par les PME.
La question qui se posera est : comment penser la croissance dans une crise qui dure ?

François Hollande doit garantir les dispositifs PME ! – Publié sur Atlantico le 7 mai 2012

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François Hollande vient d’être élu Président de la République. Il n’appartient pas aux entreprises moyennes de se réjouir ou de se plaindre de cette situation. Laissons donc aux militants ou aux adhérents des partis politiques le temps de soigner leurs blessures ou d’exprimer leur satisfaction.

Un nouveau Président va diriger notre pays et nous attendons, pour le moment, de connaître avec quelle majorité parlementaire il devra travailler ou composer pour appliquer son programme à destination des entreprises. C’est le jeu du suffrage universel, de la démocratie et de l’alternance. Les PME en tant qu’acteurs économiques sont attachées à ces valeurs comme à celle de la liberté de créer et d’entreprendre. Mais changer de Président de la République, ce n’est pas gommer la crise, ce n’est pas non plus oublier la rigueur budgétaire qui doit accompagner la gestion de l’Etat, ce n’est pas rayer d’un trait les dispositifs d’aides aux PME mis en place depuis septembre 2008 et sur lesquels reposent leur développement.

PME : Stop à l’instabilité juridique – Publié dans le Figaro le 5 mai 2012

PME  Stop à l’instabilité juridique – Publié dans le Figaro le 5 mai 2012Le soleil se lèvera-t-il, pour les patrons de PME, au matin du 7 mai ? Il est à parier que oui comme pour tous les français, les européens et le reste du monde, mais sans doute pas au même moment. Dans une économie mondialisée le résultat de l’élection présidentielle peut contribuer à infléchir le cours des choses mais il ne l’inversera pas. On peut s’en émouvoir et le regretter. C’est pourtant une réalité. Comme les promesses faites aux entreprises moyennes par l’un ou l’autre candidat. Le président élu ne pourra les mettre en œuvre que si elles sont soutenues par sa majorité parlementaire, rencontrent l’adhésion de la communauté nationale et répondent à un sentiment de justice sociale, économique ou financière. Dans cet esprit, notre pays peut-il continuer d’accepter l’instabilité juridique permanente que constituent pour les entreprises l’inflation législative et réglementaire, la multiplication des interlocuteurs et dispositifs publics et la rétroactivité de toutes sortes de normes y compris des lois, des règlements et des arrêtés ?

La CGPME est loin d’être effrayée par un retour de la gauche

La CGPME est loin d’être effrayée par un retour de la gaucheDéjeuner au Sénat organisé par Bernard Cohen-Hadad, qui dirige le club Etienne Marcel, un think tank proche de Jean-François Roubaud, le patron de la CGPME. La perspective de l’arrivée de la gauche au pouvoir n’effraie guère ce dernier, pour qui « c’est loin d’être la panique », Roubaud, qui entretient de bonnes relations avec l’entourage de François Hollande, notanunent Alain Rousset et Jérôme Cahuzac, raille au passage la conversion tardive de Laurence Parisot, son ennemie intime du Medef, aux vertus du programme socialiste.

François Hollande et le Livret A

livreABernard Cohen-Hadad – Vous avez parlé à plusieurs reprises l’épargne réglementée, et surtout le doublement du plafond du livret A. Et tout à l’heure, à la tribune, vous avez aussi évoqué la traçabilité. Aujourd’hui, et Thierry Repentin avec lequel je siège a dû vous en faire la relation, le problème n’est pas uniquement celui des fonds qui sont collectés par les banques. C’est celui de la traçabilité, de la lisibilité, de la possibilité pour les PME de savoir où sont distribués ces fonds et comment. Est-ce que vous envisagez, demain, d’améliorer cette transparence ? Envisagez-vous également d’assurer la présence des représentants des PME dans un certain nombre d’organisations de contrôle ou d’observatoires, comme l’Observatoire des PME ? Envisagez-vous cette présence des PME, car n’oublions pas que les PME sont des petites équipes et que les chiffres, elles vont les chercher ailleurs ? Je vous remercie.

Insertion économique: des paroles, des actes et des résultats

Insertion économique des paroles, des actes et des résultatsLe second tour pour l’élection du président de la République semble, faute de perspectives sur l’emploi, considérer comme accessoire le train de dégradation sociale qui touche à la fois les salariés et les petits patrons. Depuis septembre 2008, le tsunami économique, financier et social emporte tout. Nul n’est donc à l’abri d’un problème professionnel, d’un accident de la vie ou d’un refus d’accès au crédit. Dans ce contexte l’insertion par l’activité économique est le parent pauvre des politiques de l’emploi. Ce monde est celui des publics en difficultés, sans diplômes. Doit-on les oublier ?

Il faut moraliser les LBO et non pas les supprimer !

Il faut moraliser les LBO et non pas les supprimerLes LBO sont utilisés pour le rachat et la transmission d’entreprises. C’est un enjeu important en période de crises car beaucoup de PME ne trouvent pas de repreneurs ou sont cannibalisées par des groupes internationaux. Il faut donc encourager les dispositifs fiscaux qui permettent à des entreprises moyennes, sous certaines conditions, d’en reprendre d’autres. On ne doit pas limiter le rachat d’entreprises aux salariés. C’est un mythe car ce n’est pas toujours leur volonté d’assumer tous les risques notamment ceux sociaux et financiers. François Hollande met le doigt sur un sujet important, mais ses déclarations ne prennent pas en compte la totalité des données. Elles laissent de coté le projet entrepreneurial et sociétal. Il faut moraliser et contrôler les LBO sans se priver d’un potentiel de repreneurs et d’une dynamique. Sauver les savoir-faire, maintenir l’emploi et des entreprises dans nos régions signifie ne se priver d’aucune piste.

Financement des PME: la Bourse … ou la vie

Financement des PME la Bourse … ou la vieCes dernières semaines, l’actualité économique a été riche : réunion des pays du G20, déclarations de la Banque Centrale Européenne, mini sommet européen… des épisodes internationaux qui soulignent que nous vivons dans une économie de plus en plus mondialisée et rappellent, si nécessaire, que beaucoup d’éléments ne dépendent plus seulement de l’action de la France. Les patrons de PME, parce qu’ils vivent l’économie et la concurrence internationale au quotidien, ne rêvent plus sur notre capacité d’inverser, seuls, le sens de l’économie du Monde. Ils veulent garder les pieds sur terre et apprécier dans quelle mesure ce qui s’annonce va influencer leur développement territorial. En ce domaine, deux événements ont fait leur petit effet : le come-back, en tambours, des banques françaises et l’annonce, en trompettes, du mariage NYSE Euronext

RSE

Ariétou ou l’égalité des chances dans les PME

Ariétou ou l’égalité des chances dans les PMEIl y a quelques mois, une jeune femme d’origine Malienne poussait la porte de notre bureau pour demander si l’on prenait des stagiaires. Après lecture de son curriculum vitae, j’étais contraint de lui indiquer que nous ne pouvions la « tuteurer ». De plus, nous ne voulions pas lui imposer quatre semaines de stage courrier ou photocopieuse. Dans

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