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Le Figaro | Comment expliquer la pénurie d’emplois dans certains secteurs

Entretien publié le 10/09/2021 dans Le Figaro par Léo Satgé

Depuis la crise sanitaire, un grand nombre d’emplois sont laissés vacants, menaçant ainsi la reprise économique. Selon le président de la CPME, Bernard Cohen-Hadad, il faut prioritairement travailler sur l’attractivité des emplois et investir dans la formation.

FIGAROVOX.- Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a récemment ciblé le problème des pénuries comme étant «le plus grand danger pour l’économie française». Partagez-vous ce constat ?

Bernard COHEN-HADAD. – Oui, je partage ce constat. C’est particulièrement vrai pour nos TPE, PME qui n’ont pas de directeur des ressources humaines. En Île-de-France par exemple, où nous avons 25 bassins d’emplois et 23 % des emplois de France, le nombre d’emplois à pourvoir s’élève à près de 400.000…

Les résultats de l’enquête de conjoncture que la CPME nationale a menée du 18 au 31 août auprès de 1153 dirigeants de TPE-PME confirment une tendance qui s’est accentuée dans la crise : 44 % des dirigeants font face à des difficultés de recrutement, 57 % déclarant même avoir dû renoncer à des marchés ou à des projets.

Si elles sont multiples, les raisons de ces difficultés de recrutement ont toutes été exacerbées par les conséquences de la crise sanitaire.

Quels sont les secteurs les plus touchés ? Partagent-ils un point commun qui expliquerait qu’ils soient dans cette situation ?

Les secteurs du bâtiment, de la restauration et de l’industrie sont particulièrement concernés par cette pénurie de main-d’œuvre.

Si elles sont multiples, les raisons de ces difficultés de recrutement ont toutes été exacerbées – plus ou moins directement – par les conséquences de la crise sanitaire sur l’emploi : le niveau inédit de création d’emplois en sortie de crise, la concurrence sur la main-d’œuvre, le déficit d’image de certains métiers, les conditions de travail perçues comme davantage difficiles, le déficit d’attractivité dans certains secteurs – à commencer par l’hôtellerie, la restauration et les métiers où l’on travaille les week-ends et où l’on termine tard le soir – ou encore l’inadaptation de la formation professionnelle aux besoins des TPE et PME.

Crédit photo : People photo created by jcomp – www.freepik.com

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