François Hollande doit garantir les dispositifs PME ! – Publié sur Atlantico le 7 mai 2012

François Hollande vient d’être élu Président de la République. Il n’appartient pas aux entreprises moyennes de se réjouir ou de se plaindre de cette situation. Laissons donc aux militants ou aux adhérents des partis politiques le temps de soigner leurs blessures ou d’exprimer leur satisfaction.
Un nouveau Président va diriger notre pays et nous attendons, pour le moment, de connaître avec quelle majorité parlementaire il devra travailler ou composer pour appliquer son programme à destination des entreprises. C’est le jeu du suffrage universel, de la démocratie et de l’alternance. Les PME en tant qu’acteurs économiques sont attachées à ces valeurs comme à celle de la liberté de créer et d’entreprendre. Mais changer de Président de la République, ce n’est pas gommer la crise, ce n’est pas non plus oublier la rigueur budgétaire qui doit accompagner la gestion de l’Etat, ce n’est pas rayer d’un trait les dispositifs d’aides aux PME mis en place depuis septembre 2008 et sur lesquels reposent leur développement.
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Le soleil se lèvera-t-il, pour les patrons de PME, au matin du 7 mai ? Il est à parier que oui comme pour tous les français, les européens et le reste du monde, mais sans doute pas au même moment. Dans une économie mondialisée le résultat de l’élection présidentielle peut contribuer à infléchir le cours des choses mais il ne l’inversera pas. On peut s’en émouvoir et le regretter. C’est pourtant une réalité. Comme les promesses faites aux entreprises moyennes par l’un ou l’autre candidat. Le président élu ne pourra les mettre en œuvre que si elles sont soutenues par sa majorité parlementaire, rencontrent l’adhésion de la communauté nationale et répondent à un sentiment de justice sociale, économique ou financière. Dans cet esprit, notre pays peut-il continuer d’accepter l’instabilité juridique permanente que constituent pour les entreprises l’inflation législative et réglementaire, la multiplication des interlocuteurs et dispositifs publics et la rétroactivité de toutes sortes de normes y compris des lois, des règlements et des arrêtés ?
Déjeuner au Sénat organisé par Bernard Cohen-Hadad, qui dirige le club Etienne Marcel, un think tank proche de Jean-François Roubaud, le patron de la CGPME. La perspective de l’arrivée de la gauche au pouvoir n’effraie guère ce dernier, pour qui « c’est loin d’être la panique », Roubaud, qui entretient de bonnes relations avec l’entourage de François Hollande, notanunent Alain Rousset et Jérôme Cahuzac, raille au passage la conversion tardive de Laurence Parisot, son ennemie intime du Medef, aux vertus du programme socialiste.
Bernard Cohen-Hadad – Vous avez parlé à plusieurs reprises l’épargne réglementée, et surtout le doublement du plafond du livret A. Et tout à l’heure, à la tribune, vous avez aussi évoqué la traçabilité. Aujourd’hui, et Thierry Repentin avec lequel je siège a dû vous en faire la relation, le problème n’est pas uniquement celui des fonds qui sont collectés par les banques. C’est celui de la traçabilité, de la lisibilité, de la possibilité pour les PME de savoir où sont distribués ces fonds et comment. Est-ce que vous envisagez, demain, d’améliorer cette transparence ? Envisagez-vous également d’assurer la présence des représentants des PME dans un certain nombre d’organisations de contrôle ou d’observatoires, comme l’Observatoire des PME ? Envisagez-vous cette présence des PME, car n’oublions pas que les PME sont des petites équipes et que les chiffres, elles vont les chercher ailleurs ? Je vous remercie.
Le second tour pour l’élection du président de la République semble, faute de perspectives sur l’emploi, considérer comme accessoire le train de dégradation sociale qui touche à la fois les salariés et les petits patrons. Depuis septembre 2008, le tsunami économique, financier et social emporte tout. Nul n’est donc à l’abri d’un problème professionnel, d’un accident de la vie ou d’un refus d’accès au crédit. Dans ce contexte l’insertion par l’activité économique est le parent pauvre des politiques de l’emploi. Ce monde est celui des publics en difficultés, sans diplômes. Doit-on les oublier ?
Les LBO sont utilisés pour le rachat et la transmission d’entreprises. C’est un enjeu important en période de crises car beaucoup de PME ne trouvent pas de repreneurs ou sont cannibalisées par des groupes internationaux. Il faut donc encourager les dispositifs fiscaux qui permettent à des entreprises moyennes, sous certaines conditions, d’en reprendre d’autres. On ne doit pas limiter le rachat d’entreprises aux salariés. C’est un mythe car ce n’est pas toujours leur volonté d’assumer tous les risques notamment ceux sociaux et financiers. François Hollande met le doigt sur un sujet important, mais ses déclarations ne prennent pas en compte la totalité des données. Elles laissent de coté le projet entrepreneurial et sociétal. Il faut moraliser et contrôler les LBO sans se priver d’un potentiel de repreneurs et d’une dynamique. Sauver les savoir-faire, maintenir l’emploi et des entreprises dans nos régions signifie ne se priver d’aucune piste.
Ces dernières semaines, l’actualité économique a été riche : réunion des pays du G20, déclarations de la Banque Centrale Européenne, mini sommet européen… des épisodes internationaux qui soulignent que nous vivons dans une économie de plus en plus mondialisée et rappellent, si nécessaire, que beaucoup d’éléments ne dépendent plus seulement de l’action de la France. Les patrons de PME, parce qu’ils vivent l’économie et la concurrence internationale au quotidien, ne rêvent plus sur notre capacité d’inverser, seuls, le sens de l’économie du Monde. Ils veulent garder les pieds sur terre et apprécier dans quelle mesure ce qui s’annonce va influencer leur développement territorial. En ce domaine, deux événements ont fait leur petit effet : le come-back, en tambours, des banques françaises et l’annonce, en trompettes, du mariage NYSE Euronext
Il y a quelques mois, une jeune femme d’origine Malienne poussait la porte de notre bureau pour demander si l’on prenait des stagiaires. Après lecture de son curriculum vitae, j’étais contraint de lui indiquer que nous ne pouvions la « tuteurer ». De plus, nous ne voulions pas lui imposer quatre semaines de stage courrier ou photocopieuse. Dans
Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) plaide pour « une relance » du Grenelle de l’environnement dont la dynamique née en 2007 « s’essouffle progressivement », selon un projet d’avis examiné mercredi en séance plénière.
– Etes-vous satisfait des conclusions du second rapport de l’OER ?
Etienne Marcel est né entre 1302 et 1310. Issu d’une famille de drapiers, il devient prévôt des marchands de Paris sous le règne de Jean le Bon et s’illustre dans la défense des artisans et des commerçants. Délégué du tiers état, à la tête du mouvement réformateur, il joue un rôle considérable pour instaurer une monarchie contrôlée, assurer le respect de la valeur des monnaies, garantir la liberté des échanges économiques. Symbole d’un patriciat urbain soucieux du partage de la culture, d’intérêt pour l’éducation et de soutien aux œuvres sociales, il est assassiné le 31 juillet 1358. Etienne Marcel représente l’entreprenariat avec sa liberté d’entreprendre, son efficacité et ses vues d’avenir.
On parle beaucoup de RSE dans les colloques, dans les livres et dans certains articles de la presse économique. Mais sans le soutien financier des banques, des investisseurs et le respect de règles éthiques, on reste dans le domaine du verbe. Et pourtant, les attentes sont bien réelles.
Le formidable succès de l’auto-entrepreneur, l’engouement des jeunes – garçons ou filles, diplômés ou non – pour prendre en mains leur avenir en se lançant dans une activité indépendante, la mode de la TPE-PME et la situation encore difficile de l’accès à l’emploi ont permis de voir, malgré la crise, la multiplication d’une nouvelle génération de chefs d’entreprises. On peut s’en réjouir. Mais si créer ou reprendre une activité c’est bien et veiller à l’impliquer dans son territoire avec une dimension sociétale c’est encore mieux, on peut se demander, en lisant dans les journaux d’annonces légales la multiplication de certaines créations en bâtiment, spa et salons de massage, formes diverses de restauration rapide… si de tels projets sont réellement porteurs d’une expertise pour ne pas dire d’un savoir-faire. On ose le souhaiter.
Le recul de l’âge légal de la retraite est effectif depuis le 1er juillet 2011. On peut comprendre qu’il reste sensible d’évoquer cette réforme qui déclenche des passions car c’est une nouvelle page de notre histoire sociale qui s’ouvre dans une conjoncture politique et économique difficile. Malgré l’été, le tableau est sombre puisque deux tiers des français estiment qu’ils vivront moins bien que leurs parents et un peu moins de la moitié associent retraite et difficultés financières
Groupe de Travail